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La corde et les ciseaux


Moi, en tant que toxicomane, je vois la drogue
comme une corde qui ne sert qu’à se pendre;
plus on en prend plus elle se tend.
Pourquoi détruire sa vie pour un effet qui ne dure jamais
et qui est souvent assez déplaisant ?

Pour essayer d’oublier des problèmes qui resteront et en accumuler d’autres, ou bien pour l’effet qui diminue dose après dose jusqu’à ce qu’on décide de prendre plus fort,
ou encore pour la santé ou se penser meilleur.
Mais dans tous les cas, on ne fait que se détruire !

Il est certain que les nouveaux toxicomanes ainsi que ceux qui ne veulent pas comprendre ne seront pas de mon avis
car selon eux, ils ont toujours raison !
Tel est le toxicomane.

La drogue est un éternel cycle; toujours à la quête d’argent pour avoir sa dose et ce cycle se termine quand la corde a fini son travail où quand on décide de se servir des ciseaux.
Mais la corde laissera des cicatrices à vie !

Mais quand l’on décide de couper la corde il faut s’accrocher à une branche si l’on veut éviter de tomber et de se blesser ou pire ! En voulant dire que quand on décide d’arrêter de consommer il faut savoir accepter et comprendre l’aide des autres. Et quand on coupe la corde, c’est toujours préférable de la couper d’un coup car c’est plus facile et en la coupant graduellement, la corde risque de ne pas se rompre et de finir son travail.

En étant toxicomane, je sais que les choses que nous aimons réellement faire en tant qu’ être humain et non en tant que drogué, nous ne faisons qu’y rêver, et cela nous désespère au point de continuer à consommer davantage pour oublier justement ce problème que nous ne réalisons pas toujours volontairement ou involontairement.


Hugo Gauthier

Publié dans le Journal l’Action le 11 juillet 2004


 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
     
     
     
     
     
     
     
       
       
       
       
       
       
       
       
     
     
     
   
   
             
   

C’est mathématique !

J’aimerais additionner mais à force de multiplier,
J’ai finit par me soustraire !
Ce qui en a découlé c’est la division, c’était pas ma vision
Maintenant tu me regardes avec dérision
J’suis pris avec mon mal de vivre j’me dis que ce serait plus facile

Si je serais ivre, ça ferait moins mal
Partir à la dérive c’est pas toujours le meilleur choix aujourd’hui j’le vois
pour passer mon vide intérieur faut que j’écrive
y aura pas de récidive
Je soustrais les embûches pour additionner
le bonheur j’vais multiplier les bons coups pour ne pas avoir à diviser

j’devrais réviser mes priorités
je sais pas trop quoi attendre de la vie j’veux que le monde m’entende quand je crie j’ méprise ceux qui l’ont facile
à fleur de peau, je suis pas du genre à poignarder dans le dos
mais si tu me cherche tu vas me trouver bientôt
prêt à bondir pour un rien !

J‘tourne ma langue pour soustraire les remords dû à ma rage
J’rentre chez moi pis j’écris une page
J’reste pas pris dans une cage
fastidieux de lâcher prise !

C’est pour ça que je m’en remet à dieu pour un jour pouvoir toucher les cieux
ou simplement aller mieux
dans un creux rester muet peut être dangereux !!

Sylvain Lemay

   
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
     
     
     
             
 
 
   
Salut a vous tous je laisse un message a toi qui roche moi je suis aller a chaumiere en 1997 pis en tk ca m a aide au bout ,j avais presque plus de contact avec mes parents en plus je consomme au max j ai du quitter montreal vite...
en plus j ai rencontrer le pere de mes fille la ca durer 11 ans ...
en plus j ai travaille sur moi en plus j ai faite une therapie pour moi-meme..
en plus le staff ete super...merci

Édith Dallaire
27 décembre 2009 22:07
   
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
   
   
           
 

Le monde est grand
mais ne laisse pas sa place
à ma parole qui s’efface
à mon visage latent

On m’a tourné le dos
une carence en troupeau
tout un monde qui s’agite
toute une foule qui m’évite

On croit encore
qu’il n’y a plus de noirceur
mais je m’égare
éparpillé dans la rumeur

J’ai trop marché
d’intempérie en tombeau
de caniveaux trop las
d’humidité en trépas

Ici gît la révolte
sur laquelle
on a fermé la porte
les volets, les persiennes

Un cortège d’abandon
j’ai perdu mon nom

Nominez ma solitude
regardez mon visage
usé, gisant sur le rivage
du mutisme en image
j’erre en silence dans les parages

Des ouvertures fermées
mon épiderme givré



Andréa Dufour
, pour la Nuit des sans-abri 2010